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La pratique et les enfants

Après plus de 100 ans d’enseignement, nous savons qu’un programme qui apporte aux jeunes le sentiment d’être en sécurité d’être le bienvenu, d’appartenir à un groupe et d’être unique, renforcera sa joie de participer à un programme sportif. 

L’apprentissage s’effectue dans le respect de l’intégrité physique de l’enfant et de son potentiel d’évolution. Le Uechi-ryu n’autorise pas le travail en force aux enfants, vitesse et endurance sont préférées. Pas de contact ou de durcissement avant 13 /14 ans. Notre cours est adapté pour rendre l’art martial accessible à tous, afin d’éviter la frustration d’exécuter des techniques difficiles réserver aux adultes. Le karaté d'Okinawa, aide l'enfant à construire son caractère avec assurance et sang froid.

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L' art martial et les enfants


Officiellement, ils peuvent démarrer dès 6 ans, 8 ans est un âge recommandé par les médecins, pour des raisons morphologiques. A ce stade, il faut les faire jouer et multiplier les expériences motrices. L’acquisition d’une habilité motrice dépend de la maturation des processus cognitifs chez l’enfant. Cette maturation est facilitée quand on propose à l’enfant des tâches motrices variées et dont le niveau de complexité évolue avec les progrès de l’enfant.

La séance est au maximum d’une heure sans aucun effort long, et au nombre de deux séances par semaine. C’est une période d'apprentissage par groupes de niveaux. On travaille la qualité du geste et l’endurance. Leur grande curiosité pour l’inconnu nous aide à animer et varier nos cours. Nous enseignons à partir de formes jouées, d’exercices d’imitation et de jeux où nous solliciterons une adaptation globale à partir de cas pratiques posant les problèmes d’adresse, de coordination, d’équilibre, d’occupation de l’espace.

Une étude psychologique récente a montré que les enfants qui pratiquent les arts martiaux ont un sens augmenté des responsabilités, sont plus réfléchis et ont une meilleure confiance en eux, tout en développant la maitrise de leur corps. L’entraînement spécialisé augmente la force, la souplesse, la coordination ainsi que la latéralisation des mouvements.

Chacun trouvera sa voie pour mieux écouter, améliorer sa santé et acquérir les fondamentales pour se défendre grâce à la pratique du Uechi-ryu. L’enfant par cette pratique aura un sens plus aiguë de la famille, du contrôle de soi, de l’équilibre, de la mémoire et de la discipline.

Vers 10/12 ans, l’enfant souhaite participer à des compétitions. Organisées à leur attention, avec des règles mises au point pour éviter tout accident, chacun y trouvera une motivation, un dépassement de soi. Le karaté est certainement l’un des « sports » le mieux adapté pour l’évolution de l’enfant et de son accompagnement vers l’âge adulte. Il est très bénéfique pour la santé, si sa pratique est adaptée. Il développe le corps dans son intégralité.

Selon l’ âge du pratiquant, sa pratique apporte des bienfaits spécifiques :

- Pour l’enfant, le travail à deux ou en groupe permet de développer les relations sociales.
Pour l’adolescent et le jeune adulte, il pourra canaliser la volonté et l’énergie tout en apprenant à perdre, à gagner et surtout à respecter les règles du jeu et de la vie.

C’est un excellent support de formation physique, développant les structures psychomotrices de l’enfant, ainsi il prend conscience d'un travail corps-esprit. De cette sensation naît un sentiment de confiance en soi, le libérant de bien de complexes inutiles.

Une pratique raisonnée du Uechi-ryû favorise le développement de tous les muscles du corps humain et oriente l’enfant vers la maîtrise de son mental. L'enfant travaille sa concentration, acquière de la confiance, l’amenant vers la maîtrise d’un esprit fort. Les jeunes membres du dojo apprennent la coopération et le respect d’autrui en travaillant ensemble.

Les enfants se sentent importants dans leur milieu sportif lorsque les entraîneurs leur permettent de prendre des décisions qui ont du poids et lorsqu’on leur confie des responsabilités. Ces qualités peuvent aider les enfants à s’épanouir dans la vie, mais aussi à obtenir de bons résultats scolaires.

Les entrainements abordent : la culture physique, des techniques de base, des jeux éducatifs et l’étude d’enchaînements techniques codifiés (kata). Plusieurs expériences mondiales ont été menées auprès de divers groupes de jeunes. Les données laissent entrevoir des résultats encourageants qui nécessiteront cependant des études plus approfondies :

La pratique :

- réduit les problèmes associés à l’hyperactivité (Avel, 1993)
- améliore la santé mentale (Tanvez, 1991)
- réduit la timidité (Dot, 1984)
- diminue les conduites agressives (Hébert, 1991)
- favorise des liens plus conviviaux entre enfants et parents (Fréchette, 1995)

L’enseignant doit être un éducateur, son objectif est de motiver l’enfant dans l’acquisition de l'art martial mais aussi de renforcer son envie d’apprendre, source d’enrichissement et de base de la structuration de sa personnalité future.

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